Blame
J’avais dit dans mon édito que je ne parlerais à priori pas trop de mangas connus. Pourtant, je ne puis m’empêcher de vous parler d’un de mes mangas favoris : Blame, de Nihei Tsutomu.
Ce manga, publié chez Glénat, nous entraîne dans un univers futuriste et sombre, sur les pas du héros Killy. Et des pas, il va en parcourir dans les cités gigantesques, les corridors tentaculaires imaginés par Nihei.
- Killy -
D’entrée de jeu, Blame surprend par son graphisme : Nihei n’est peut-être pas le meilleur dessinateur que je connaisse, il est néanmoins un designer de talent, capable de coucher sur le papier des décors originaux tous droits sortis des recoins les plus tordus de son cerveau. La quête de Killy tourne autour de la récupération d’un terminal génétique, un humain, dont le génome serait encore pur. On croise donc des tas de dérivés d’humains dans les couloirs de ce donjon futuriste, au même titre que des sauvegardes vengeresses et des silicates psychopathes. Dit comme ça, on pourrait croire à une vulgaire histoire de quête sans sens, une suite de combats inutiles. Pourtant, l’univers de Blame séduit par sa forte originalité, par ses méandres glauques et la question des origines de Killy.
Les décors de Blame sont un personnage à part entière du manga, et la question de la construction de la cité hante les pages du livre. L’objectif du héros, accompagné de la scientifique Shibo, vise à modifier le train où vont les choses : une accélération de la construction d’une cité gangrenée. Mais tout ceci reste entouré d’une aura de mystère que les tomes dissipent lentement, d’autant que les dialogues ne sont pas là pour vous révéler tout ce qu’il y a à savoir. C’est donc une promenade dans un univers à part qui nous est proposée.
Disons le clairement : Blame n’est pas le manga le plus facile à lire. Mais si vous aimez le cyberpunk et les univers trippés, il est assurément pour vous !
- Couverture du tome 9 -
- M&N
- 19:00
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